Happy Cheerful
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Happy Cheerful
Distillant mille verbes qui nous laissaient pantois
Il a cessé de rire, a fait taire sa voix
Ses mots devenus blêmes d'avoir perdu la foi
Il rêvait de voyages, de rencontres, de partages
Faisant de ses ailleurs de merveilleux rivages
Mais son cœur s'est éteint aux abords de tes plages
Ne laissant que silence et pauvres vers en cage
Le triste rimailleur a égaré sa muse
Et ses rimes fécondes enfermées et recluses
Privées d'inspirations qui a lui se refusent
N'ont plus de résonance et se sentent intruses
Tant de mots appauvris par le poids d'une absence
Imposant sans délai période d'abstinence
Les relents languissants d'une perte d'audience
D'une plume agonisante soudain sans appétence
Sans passion l'écriture n'a plus de raison d'être
Dénuée d'émotions, ses lettres s'enchevêtrent
En un magma diffus de nature bien piètre
Dont le pouls ne bat plus au rythme du tensiomètre...
Et je sens que c’est la fin
Je cherche dans le noir une porte à ouvrir
Mes forces m’abandonnent dans un dernier soupir
Les images du passé défilent,
Les sourires, les pleurs, cette vie si futile.
Qu’est qui pourrait bien me retenir
Dans ce monde où je n’ai pas d’avenir
C’est drôle, comme les choses autrefois essentielles
Apparaissent maintenant si superficielles
Je savourais le bonheur
Loin du mal et de ces rumeurs
A présent, j’attends la mort comme délivrance
La grande faucheuse comme délicieuse sentence
Et j’ai peur, j’ai peur de l’oubli
Et je sens que monte en moi l’hypocondrie
L’angoisse m’entoure de toute part
Et mes pleurs se font rares
Pourquoi verser encore des larmes
Face à ce mal qui ne redoute aucune arme
Tout défile à une vitesse vertigineuse
Pas de prêtre, ni de pleureuses
Juste moi face au néant
Qui va m’engloutir définitivement
Mon corps astral s’envole enfin libéré
De cette enveloppe charnelle emprisonnée
Des tenailles de l’amour toutes ces années
Il s’en va en quête de sérénité
L’être las se détache des ombres
Libéré des chaînes d’une vie trop sombre
Sans souffrance, il s’éteint lentement
Dans une mort au silence arrogant.
Lorsque les mouvements eurent disparus depuis une bonne heure, il se résout à sortir de sa cachette. Il n'osa pas allumer de lumière. Peut-être que les choses se trouvaient encore tout près. Il allait rester dans le noir pour le reste de la journée et ne sortirait pas. Un casque sur les oreilles, il enclencha le petit baladeur à piles qui diffusa une première chanson très à la mode avant que le monde change. Son cœur battait encore la chamade mais doucement il se calma et il sortit une vieille photo de la poche de son jean. Il essaya d'en distinguer les traits mais l'obscurité ambiante rendait la tâche impossible. Avec un haussement d'épaules, il la rangea. De toute façon, il la connaissait par cœur et il n'avait pas besoin de la regarder pour s'en rappeler les moindres détails. Une belle journée ensoleillée avec quelques nuages qui venaient jouer les troubles-fêtes. Le jardin derrière la maison avec ses arbustes et ses jolies fleurs entretenues avec soin. Sur une balançoire, une petite fille blonde riait aux éclats. Sa petite sœur, Emily. Elle avait été la première de la famille a y passer, la première qu'il ait vu souffrir de la maladie. Elle avait cinq ans et on avait d'abord cru à une forte grippe. Mais très vite, les symptômes s'étaient aggravés. D'abord une toux violente qui la laissait à moitié exsangue, puis sa température avait grimpé et elle avait commencé à délirer. Sammy ne savait pas ce qui était arrivé ensuite parce que Papa et Maman ne l'avait plus laissé entrer dans la chambre. Il se doutait que c'était grave parce qu'ils avaient toujours les yeux rouges et son frère aussi. Puis, trois jours après le début de l'affection, on lui avait appris qu'Emily avait rejoint les anges. Il n'était pas bête, il savait qu'elle était morte. Ses parents lui avait donné la photo et il l'avait gardée avec lui. C'était la seule qu'il possédât et il y accordait beaucoup d'importance.
Plongé dans ses pensées moroses, il finit par s'endormir, bercé par la musique. Il ne se reposait jamais très longtemps. Même dans son sommeil, il restait sur le qui-vive, s'attendant à tout moment à une nouvelle invasion des choses à moitié mortes, et il se réveillait souvent en sursaut à l'affût d'un bruit suspect.
Aujourd'hui, il devait descendre au rez-de-chaussée refaire le plein de provisions. Sans aucune envie de partir en expédition, il introduisit l'échelle dans le trou du plafond et descendit aussi silencieusement que possible. Au sol, il se tendit pour repérer un éventuel danger. Une dizaine de secondes plus tard, un peu rassuré, il se mit en marche vers la partie alimentation. Sans leur prêter attention, il laissa les frigo et autres congélateurs sur sa droite. Toute la nourriture qu'ils contenaient avaient atteint un stade de putréfaction avancé. Les rayons qui l'intéressaient se trouvaient plus loin. Il évita aussi de poser les yeux sur les cadavres qui jonchaient le sol par endroit. Peu nombreux, à son grand soulagement, ils offraient une vue révulsante qu'il ne supportait pas. Plusieurs fois, il avait vomi et puis il avait décidé de les éviter autant que possible.
Arrivé au niveau des conserves, il fit son choix. Des légumes, des viandes en boîte qu'il n'aimait absolument pas, des fruits qui faisaient office de dessert. Le choix restait large. Le magasin avait été peu pillé et au début, avec son frère Laurent, il s'était surtout empiffré de bonbons et autres biscuits. Mais après, quand il s'était retrouvé seul, il s'était rappelé que maman disait toujours de manger de tout. C'était la dernière chose qu'il pouvait faire en son souvenir et il s'y appliquait. Bien sûr, il était trop tard pour consommer de la nourriture fraîche et il avait dû se rabattre sur des aliments conditionnés, des céréales et quelques plats sous vide.
Avec une première cargaison de victuailles, il refit le chemin en sens inverse pour vider son sac dans sa tanière. Plusieurs trajets étaient nécessaires pour remplir sa réserve. Il ne voulait pas utiliser les caddies trop bruyants mais il n'était pas bien costaud. Ce n'est pas qu'il était malingre, mais il n'avait qu'un peu plus de huit ans et les conserves ça pesait lourd. C'est ainsi qu'il recommençait un nouveau périple pour se fournir en boissons, des limonades uniquement. Le rayonnage se vidait doucement et il savait qu'il devrait bientôt passer aux eaux, pétillantes ou plates, mais ça ne le tracassait pas trop, toutes sortes de sirop lui permettraient d'en varier les goûts.
Son dernier voyage était, en général, plus ludique. Il se chargeait de livres, de piles pour ses consoles portables ou de jeux auxquels il ne s'intéressait pas longtemps. A part les puzzles, ce n'était pas amusant de jouer tout seul. Parfois, il se prenait des vêtements. Mais, pour cette fois, il n'eut pas besoin de s'imposer cette corvée, il s'était procuré des pulls et des chaussettes chaudes lors de sa précédente descente. L'hiver pointait le bout de son nez et dans la région, les températures pouvaient descendre assez bas. Maman exigeait toujours qu'il soit bien couvert.
Rentré dans son abri, il rangea ses emplettes et entama un énième puzzle qui le lassa bien vite. Des coups de déprime l'assaillaient de plus en plus et le plongeait dans le passé. Des images de sa vie d'avant, heureuse et insouciante ou des flashs des drames et horreurs qui l'avaient suivie pénétraient son esprit sans lui demander la permission.
Maman avait été la deuxième. Mais ce ne fut pas comme pour Emily. Elle montra les même symptômes mais elle ne mourut pas de suite. Cinq jours après avoir déclaré la maladie, elle prit la fuite de la maison. Elle avait perdu la raison, même Sammy s'en était rendu compte. Elle bavait et grognait en essayant de mordre les mains qui voulaient la soigner. Sa peau s'était couverte d'ecchymoses, d'abord bleutées puis virant au noir. Lorsqu'elle avait disparu, une desquamation importante avait remplacé les premières meurtrissures et ses cheveux commençaient à tomber par touffes épaisses. Sammy avait été soulagé de ne pas voir la suite. Il pleurait sa maman mais elle lui faisait peur et il préférait qu'elle soit partie ; même s'il ne l'avoua à personne.
Pourtant, il l'avait revue. Deux mois plus tôt, il était en expédition dans le magasin et il était tombé nez à nez avec trois monstres. Maman en faisait partie. Il avait hésité, partagé entre l'envie de lui sauter dans les bras et le dégoût qu'elle lui inspirait. Ca n'avait tenu qu'à un fil qu'il y passe. Figé sur place, il avait laissé maman s'approcher. C'est quand elle avait ouvert une bouche écumante et pestilentielle qu'il s'était ressaisi. Il avait couru comme un fou ayant toutes les forces de l'enfer à ses trousses, ce qui était un peu le cas, les entraînant au gré des rayonnages dans des slaloms effrénés, tentant de les semer par des virages rapides. Il avait fini par rejoindre son coin protégé mais il les avait entendu longtemps avant qu'ils ne se lassent. Leur intelligence fortement amoindrie, au contraire, étonnamment, de leurs capacités physique leur faisait rapidement oublier ce qu'ils étaient en train de faire.
C'était l'heure de manger. Sammy ne le faisait avec aucun appétit, agissant par habitude et discipline. A part les sucreries, rien n'avait vraiment bon goût. Quand Laurent était avec lui, il pouvait cuire la nourriture mais lui-même était incapable d'allumer le petit réchaud à gaz de camping et il avait depuis longtemps abandonné l'idée d'y arriver. L'objet était, maintenant, remisé dans un coin des combles et il devait se contenter d'aliments froids. Il remonta la manivelle de sa lanterne pour faire de la lumière. C'était encore son frère qui avait eu cette idée, ça évitait d'avoir besoin de piles et l'éclairage ne viendrait pas à manquer. Sammy avait beaucoup appris de son aîné durant le mois qu'ils avaient passé ensemble, avant sa mort, c'est peut-être pour ça qu'il s'en sortait.
Lorsqu'il fut rassasié, il prit un livre et se plongea dans les aventures d'un petit garçon qui devait affronter une horde de dragons pour sauver son monde. Il sourit aux situations fantastiques qui parsemaient l'histoire retrouvant, pour un temps, l'insouciance d'avant la catastrophe.
Au fond, son existence pouvait être aussi moche que possible, la vie continuait. Malgré la mort qui rodait dehors, malgré la solitude. Le gamin le savait.
Blog de l'auteur

Le véritable maître de la Mort...
...n'est pas celui qui sait l'éviter...
...mais celui qui, le moment venu...
...l'accueille à bras ouvert, lui prend la main et part avec elle.
Je
m'enferme au creux d'un idéal songe...
Mais bien vite me
rattrape la triste réalité...
Et toutes ces déceptions ne font que m'enfoncer...
Larmes sur mes joues doucement coulent...
Et chaque goutte qui hors de moi se glisse...
Est comme un doux rêve qui se brise...
Qui peut comprendre cette lancinante peine…?
Qui peut accumuler ainsi tant de désespoir…?
Dégout de moi-même, de la vie...
Qui pourrait entendre cette douleur incessante?
Qui pourrait alléger cette terrible souffrance?
Et dans ce foutu monde ou tout n'est qu'apparence...
Je côtoie chaque jour la plus grande indifférence...
Les gens tout autour de moi croient me connaître...
Mais ils ne voient de moi que ce que je laisse
paraître...
Et chaque pas que je laisse, lentement s'efface...
Ombre, je sombre, sans bruit m'enfuie, et passe...
Par Akismye
Dans le forum Plume d'Écrivain
Guillaume Apollinaire
***
***
George
Marlwin titubait sur le trottoir désert, se raccrochant parfois aux murs et aux
lampadaires pour ne pas s’effondrer et prendre le temps de se repérer. Le mot
qu’il avait entendu presque toute la soirée lui tournait dans l’esprit comme
une mélodie sans fin. Virer. Il venait d’être virer, et afin d’oublier ce
malheureux évènement, il avait bu.
Trop.
Il buvait toujours beaucoup. Sa femme le lui reprochait d’ailleurs souvent mais
qu’importe. Il fallait qu’il oublie, qu’il se noie. Et ce soir là, il avait
largement dépassé ses limites.
Il n’était pas le premier à sombrer, et sûrement par le dernier. On parlait
souvent de ces hommes aux chômages, leurs histoires étaient toutes identiques
et se résumaient en trois mots : chômage-divorce-suicide. À présent,
George était entré dans cette spirale, il le savait et le divorce semblait
peser lourdement au-dessus de sa tête telle l’épée de Damoclès. Il était
conscient de sa présence et redoutait le moment où cette dernière s’abattrait,
brisant un peu plus sa vie.
Il avait décidément tout foiré…
Plus jeune, il rêvait de devenir écrivain. Il semblait bien partit, il avait un
talent certain. « Arrête de rêver George ». Il avait obéit.
À seize ans, il aspirait à devenir scientifique. Un célèbre scientifique, qui
ferait bouger le monde et qui, grâce à son intelligence, sauverait des vies en
créant de nouveaux vaccins. Il était fort en mathématique, il aimait la science
et aurait put aisément réussir son parcours. « Arrête de rêver George ».
Il avait obéit.
À 21 ans, il achevait ses études et devenait ouvrier à temps plein dans une
usine de textile, travailleur parmi 50 autres promis aux même destins. Il ne
rêvait plus, il n’en avait plus le temps, plus l’envie.
Trier des chaussettes noires et des chaussettes blanches n’étaient pas une
tâche compliquée, alors pourquoi était-il viré !? Pourquoi lui ?
Il soupira et s’envoya une nouvelle rasade de bière. Imbibé d’alcool, il
n’avait plus les yeux en face des trous et la tête lui tournait. Il allait
devoir appelé sa femme, lui mentir, accepter ses insultes bien senties, puis
elle se calmerait, et une fois chez lui la dispute reprendrait. Le lendemain
elle serait partie, le laissant seul avec sa haine, ses problèmes et son
malheur. Oui, il voyait la suite se dérouler devant ses yeux comme une
pellicule de film et à chaque minute, il se détestait un peu plus. Lui, mais
aussi la société et tous ces gens qui avaient réussi. Eux, au moins, avaient
fait preuve d’audace. Ils avaient fait grandir leurs rêves, y avaient cru.
Alors que lui s’acharnait à les oublier… « Arrête de rêver George »…il
avait obéit.
Une ombre devant lui le fit soudain cligner des yeux. Il tenta de la chasser
d’un geste vague de la main mais en vain.
Tu n’es qu’un idiot George ! Cria une voix. Tu croyais vraiment
que tu pourrais réussir ? Sans rêve ? Sans but à poursuivre ?
« - Ta gueule. » Grommela-t-il.
Il s’apprêtait à reprendre une gorgée de bière lorsque la voix retentit à
nouveau.
Tu penses que ce n’est pas de ta faute si tu as échoué ? C’est de la faute
des autres, hein ? Et bien non ! Tu as tout raté en abandonnant tes rêves…
« - Tais-toi bon sang ! »
Il se boucha les oreilles. Mais c’était dans son esprit que retentissait la
voix, quoiqu’il fasse, il l’entendait toujours :
Tu es tombé dans la routine, tu es devenu quelqu’un d’inintéressant, de
pathétique. Tu t'es contenté de flotter alors que tu aurais pu nager. Tu avais
tout pour réussir et tu as préféré te tourner vers le chemin le plus insipide,
impersonnel. Tu avais des rêves que tu aurais pu réaliser, pourquoi les as-tu abandonnés
?! Tu avais le choix, George !…tu aurais pu être un autre…
La voix l’énervait, lui faisant un peu plus monté l’alcool à la tête. Il
divaguait, cette fois c’était sûr, il était devenu complètement saoul.
***
D’accord, il aurait pu être quelqu’un d’autre, il aurait pu réussir, mais cela
il le savait déjà ! Il le savait déjà et il l’avait toujours su !
« - Laisser moi !! » Hurla-t-il tandis que la voix reprenait son discours.
Il lança son poing, espérant frapper quelque chose, faire taire l’individu qui
l’embêtait tant. Mais il ne cogna que du vide. Car dans la rue il n’y avait
personne. Personne, sauf lui. « Je suis fou ! » Pensa-t-il avec
horreur. Livide, il tenta d’accélérer l’allure. Il voulut traverser la rue en
courant, mais l’alcool lui embrumait l’esprit, il ne parvint qu’à faire quelque
pas avant de s’effondrer sur les dalles froides du trottoir.
Fou !!! Il était fou ! Partout il voyait des gens aux visages contrariés,
partout autour de lui : son patron, ses amis, sa famille, sa femme. Tous
étaient là à lui tourner autour, à lui faire des reproches sur sa vie, sur la
façon dont il avait vécu sa pitoyable existence. On lui avait dit d’arrêter de
rêver, il n’avait fait qu’obéir !! Pourquoi lui ?! Pourquoi avait il abandonner
ses rêves ?! Pourquoi leurs avait-il tourné le dos, alors qu'ils auraient pu le
mener si haut ?!
Implorant, gémissant, il se traîna par terre et se releva. Rentrer chez lui, il
devait rentrer chez lui et se coucher, il avait trop bu, beaucoup trop…
Catherine se réveilla en sursaut. Devant elle, la télé était encore allumée
éclairant faiblement la pièce. Elle s’était endormie, la télécommande en main
en oubliant de l’éteindre. Ce n’était pourtant pas la télévision qui l’avait
réveillé. Quelqu’un avait sonné à la porte de son appartement.
Marmonnant, ronchonnant, elle regarda l’heure et réalisa qu’il était plus de
minuit passé. Celui qui était devant la porte ne pouvait être que son mari.
Elle se leva en sentant la colère remonter en elle. Elle se serait arraché les
cheveux de la tête lorsque ce dernier l’avait appelé, une heure plus tôt. À présent
la femme se sentait prête à exploser.
Elle enfila une robe de chambre et s’approcha de la porte d’entrée. Un à un,
Mme Marlwin retira les verrous et, ouvrant la porte en grand, se retrouva face
à son mari.
Elle frissonna et lâcha un hoquet de surprise en voyant ce dernier trempé de la
tête au pied, l’œil hagard et injecté de sang, les traits crispées, le teint
livide.
Elle ouvrit la bouche pour lui dire d’entrer mais soudain, ce dernier recula
violemment, les mains en avant comme pour se défendre.
-Ne m'en veux pas... Murmura-t-il avant de se retourner pour s’enfuir dans les
couloirs.
-George ?! Cria sa femme tandis qu'elle l’entendait redescendre quatre à quatre
les marches des escaliers, n’osant pas le suivre. Elle retourna dans
l'appartement, dépitée, une lueur de peur dans le regard, se disant que de
toute façon il reviendrait très vite…
Quelque heure plus tard, on retrouvait le corps sans vie de George Marlwin,
pendu dans la cage d’escalier de son immeuble.
_____________________________
Les mot se terrent
dans des aide-mémoire
de papier et de chair
Aléas à fleur de parchemin
Du dard de sa plume
la Muse avive la parole
Le sens colore le manque
Sa lumière séduit des traînées de silence
Vivre réfuté
reclu dans les profondeurs des jours mauvais
traverser silencieux
le chaos des saisons éthyliques
le cœur furieux, l'esprit blessé;
devenir une absence
une présence morte
une fidèle trahison,
un aimable mensonge.
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