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Affichage des articles appartenant à la catégorie: Coups de Coeur

Oct102008

À quoi ça sert d'écrire des vers?
Alors voici présent un texte, que j'apprécierais plus de voir sous forme de chanson que de poème écrit.

Source : Ici

//////////////////!!!\\\\\\\\\\\\\\\\\\

À quoi ça sert d’écrire des vers


Je suis ridicule avec mes rêves vains
De rêver d’être un des grands écrivains
Ou de rêver d’être une grande poétesse
Alors que mon n’a que la tristesse
Pour cet univers sombre des hommes
À quoi vont-ils servir mes poèmes?
Ou parler dans mes livres des histoires
D’un monde éphémère et dérisoire


À quoi ça sert d’écrire des vers?
Puisque ils ne chantent qu’un triste air
Mes vers trottent dans un bruit cassé
Comme un cheval affaiblit et lassé
Mes vers exhalent des soupirs lents
Telle une mère devant l’agonie de son enfant
Mes vers lancent des malheureux cris
Tels des oiseaux sauvages dans un ciel gris


Les gens préfèrent tout oublier
Les injustices des cruels négriers
Les pleurs des veuves et des orphelins
La faim de ceux qui n’ont pas de pain
Le sang de ceux qui sont morts
Coulé par ceux qui n’ont aucun remord
Et qui sèment encore dans les cœurs
Le grand désespoir et la peur


Oui, je suis bien ridicule et vaine
De chanter les grandes peines
Que les hommes veulent taire
Il vaut mieux d’étouffer mes vers
Il vaut mieux de n’écrire aucune parole
Puisque je n’ai aucune histoire drôle
À quoi ça sert alors mes vers?
Il vaut mieux de les faire taire


Oui je suis tout à fait ridicule et vaine
En croyant d’avoir des pensées saines
Et de vouloir que le monde soit sage
Mais il n’est ni sage si sauvage
Le monde est tout simplement barbare
Les seuls beaux dessins sont dans l’art
Et le reste n’est que larmes et pleurs
Pourquoi alors rêver d’un monde meilleur?


Oui, je continue à être ridicule et vaine
De parler encore des grandes peines
Des hommes qui sont toujours en danger
Alors que mes vers ne peuvent rien changer
Mes vers viennent toujours en retard
Quand un homme meurt quelque part
À quoi ça sert alors d’écrire mes vers?
Il vaut mieux de les faire taire…



Snoop · 412 vues · 5 commentaires
Catégories: Coups de Coeur
Sep212008

Sammy
Sammy se terrait sous ses couvertures, dans le noir des combles sous la toiture. Il entendait parfaitement les bruits qui venaient d'en bas, des respirations sifflantes, des glissements visqueux, parfois une toux catarrhale. L'intrusion des monstres s'était raréfiée mais restait régulière. Le petit garçon savait ce qu'il cherchait : à manger. Et la seule nourriture qui leur convenait était la chair vivante. Il se savait en sécurité. L'odeur putride qui régnait dans tout le complexe commercial empêchait leur flair surdéveloppé de le repérer. Lui, il s'y était habitué. Cela faisait cinq mois qu'il avait élu domicile dans le supermarché. A l'époque, il était avec son frère aîné et il le suivait avec une confiance absolue. Mais il était mort peu après. Il était tout seul maintenant et ne savait pas quoi faire.

Lorsque les mouvements eurent disparus depuis une bonne heure, il se résout à sortir de sa cachette. Il n'osa pas allumer de lumière. Peut-être que les choses se trouvaient encore tout près. Il allait rester dans le noir pour le reste de la journée et ne sortirait pas. Un casque sur les oreilles, il enclencha le petit baladeur à piles qui diffusa une première chanson très à la mode avant que le monde change. Son cœur battait encore la chamade mais doucement il se calma et il sortit une vieille photo de la poche de son jean. Il essaya d'en distinguer les traits mais l'obscurité ambiante rendait la tâche impossible. Avec un haussement d'épaules, il la rangea. De toute façon, il la connaissait par cœur et il n'avait pas besoin de la regarder pour s'en rappeler les moindres détails. Une belle journée ensoleillée avec quelques nuages qui venaient jouer les troubles-fêtes. Le jardin derrière la maison avec ses arbustes et ses jolies fleurs entretenues avec soin. Sur une balançoire, une petite fille blonde riait aux éclats. Sa petite sœur, Emily. Elle avait été la première de la famille a y passer, la première qu'il ait vu souffrir de la maladie. Elle avait cinq ans et on avait d'abord cru à une forte grippe. Mais très vite, les symptômes s'étaient aggravés. D'abord une toux violente qui la laissait à moitié exsangue, puis sa température avait grimpé et elle avait commencé à délirer. Sammy ne savait pas ce qui était arrivé ensuite parce que Papa et Maman ne l'avait plus laissé entrer dans la chambre. Il se doutait que c'était grave parce qu'ils avaient toujours les yeux rouges et son frère aussi. Puis, trois jours après le début de l'affection, on lui avait appris qu'Emily avait rejoint les anges. Il n'était pas bête, il savait qu'elle était morte. Ses parents lui avait donné la photo et il l'avait gardée avec lui. C'était la seule qu'il possédât et il y accordait beaucoup d'importance.

Plongé dans ses pensées moroses, il finit par s'endormir, bercé par la musique. Il ne se reposait jamais très longtemps. Même dans son sommeil, il restait sur le qui-vive, s'attendant à tout moment à une nouvelle invasion des choses à moitié mortes, et il se réveillait souvent en sursaut à l'affût d'un bruit suspect.



Aujourd'hui, il devait descendre au rez-de-chaussée refaire le plein de provisions. Sans aucune envie de partir en expédition, il introduisit l'échelle dans le trou du plafond et descendit aussi silencieusement que possible. Au sol, il se tendit pour repérer un éventuel danger. Une dizaine de secondes plus tard, un peu rassuré, il se mit en marche vers la partie alimentation. Sans leur prêter attention, il laissa les frigo et autres congélateurs sur sa droite. Toute la nourriture qu'ils contenaient avaient atteint un stade de putréfaction avancé. Les rayons qui l'intéressaient se trouvaient plus loin. Il évita aussi de poser les yeux sur les cadavres qui jonchaient le sol par endroit. Peu nombreux, à son grand soulagement, ils offraient une vue révulsante qu'il ne supportait pas. Plusieurs fois, il avait vomi et puis il avait décidé de les éviter autant que possible.

Arrivé au niveau des conserves, il fit son choix. Des légumes, des viandes en boîte qu'il n'aimait absolument pas, des fruits qui faisaient office de dessert. Le choix restait large. Le magasin avait été peu pillé et au début, avec son frère Laurent, il s'était surtout empiffré de bonbons et autres biscuits. Mais après, quand il s'était retrouvé seul, il s'était rappelé que maman disait toujours de manger de tout. C'était la dernière chose qu'il pouvait faire en son souvenir et il s'y appliquait. Bien sûr, il était trop tard pour consommer de la nourriture fraîche et il avait dû se rabattre sur des aliments conditionnés, des céréales et quelques plats sous vide.

Avec une première cargaison de victuailles, il refit le chemin en sens inverse pour vider son sac dans sa tanière. Plusieurs trajets étaient nécessaires pour remplir sa réserve. Il ne voulait pas utiliser les caddies trop bruyants mais il n'était pas bien costaud. Ce n'est pas qu'il était malingre, mais il n'avait qu'un peu plus de huit ans et les conserves ça pesait lourd. C'est ainsi qu'il recommençait un nouveau périple pour se fournir en boissons, des limonades uniquement. Le rayonnage se vidait doucement et il savait qu'il devrait bientôt passer aux eaux, pétillantes ou plates, mais ça ne le tracassait pas trop, toutes sortes de sirop lui permettraient d'en varier les goûts.

Son dernier voyage était, en général, plus ludique. Il se chargeait de livres, de piles pour ses consoles portables ou de jeux auxquels il ne s'intéressait pas longtemps. A part les puzzles, ce n'était pas amusant de jouer tout seul. Parfois, il se prenait des vêtements. Mais, pour cette fois, il n'eut pas besoin de s'imposer cette corvée, il s'était procuré des pulls et des chaussettes chaudes lors de sa précédente descente. L'hiver pointait le bout de son nez et dans la région, les températures pouvaient descendre assez bas. Maman exigeait toujours qu'il soit bien couvert.



Rentré dans son abri, il rangea ses emplettes et entama un énième puzzle qui le lassa bien vite. Des coups de déprime l'assaillaient de plus en plus et le plongeait dans le passé. Des images de sa vie d'avant, heureuse et insouciante ou des flashs des drames et horreurs qui l'avaient suivie pénétraient son esprit sans lui demander la permission.



Maman avait été la deuxième. Mais ce ne fut pas comme pour Emily. Elle montra les même symptômes mais elle ne mourut pas de suite. Cinq jours après avoir déclaré la maladie, elle prit la fuite de la maison. Elle avait perdu la raison, même Sammy s'en était rendu compte. Elle bavait et grognait en essayant de mordre les mains qui voulaient la soigner. Sa peau s'était couverte d'ecchymoses, d'abord bleutées puis virant au noir. Lorsqu'elle avait disparu, une desquamation importante avait remplacé les premières meurtrissures et ses cheveux commençaient à tomber par touffes épaisses. Sammy avait été soulagé de ne pas voir la suite. Il pleurait sa maman mais elle lui faisait peur et il préférait qu'elle soit partie ; même s'il ne l'avoua à personne.

Pourtant, il l'avait revue. Deux mois plus tôt, il était en expédition dans le magasin et il était tombé nez à nez avec trois monstres. Maman en faisait partie. Il avait hésité, partagé entre l'envie de lui sauter dans les bras et le dégoût qu'elle lui inspirait. Ca n'avait tenu qu'à un fil qu'il y passe. Figé sur place, il avait laissé maman s'approcher. C'est quand elle avait ouvert une bouche écumante et pestilentielle qu'il s'était ressaisi. Il avait couru comme un fou ayant toutes les forces de l'enfer à ses trousses, ce qui était un peu le cas, les entraînant au gré des rayonnages dans des slaloms effrénés, tentant de les semer par des virages rapides. Il avait fini par rejoindre son coin protégé mais il les avait entendu longtemps avant qu'ils ne se lassent. Leur intelligence fortement amoindrie, au contraire, étonnamment, de leurs capacités physique leur faisait rapidement oublier ce qu'ils étaient en train de faire.



C'était l'heure de manger. Sammy ne le faisait avec aucun appétit, agissant par habitude et discipline. A part les sucreries, rien n'avait vraiment bon goût. Quand Laurent était avec lui, il pouvait cuire la nourriture mais lui-même était incapable d'allumer le petit réchaud à gaz de camping et il avait depuis longtemps abandonné l'idée d'y arriver. L'objet était, maintenant, remisé dans un coin des combles et il devait se contenter d'aliments froids. Il remonta la manivelle de sa lanterne pour faire de la lumière. C'était encore son frère qui avait eu cette idée, ça évitait d'avoir besoin de piles et l'éclairage ne viendrait pas à manquer. Sammy avait beaucoup appris de son aîné durant le mois qu'ils avaient passé ensemble, avant sa mort, c'est peut-être pour ça qu'il s'en sortait.

Lorsqu'il fut rassasié, il prit un livre et se plongea dans les aventures d'un petit garçon qui devait affronter une horde de dragons pour sauver son monde. Il sourit aux situations fantastiques qui parsemaient l'histoire retrouvant, pour un temps, l'insouciance d'avant la catastrophe.

Au fond, son existence pouvait être aussi moche que possible, la vie continuait. Malgré la mort qui rodait dehors, malgré la solitude. Le gamin le savait.


Blog de l'auteur



Snoop · 244 vues · 4 commentaires
Catégories: Coups de Coeur
Sep132008

Ne rêves pas, tu es mort
Voici une triste histoire que j'ai recorrigé mais qui vient initialement de Analya dans le forum "Plume d'Écrivain".
***
***

George Marlwin titubait sur le trottoir désert, se raccrochant parfois aux murs et aux lampadaires pour ne pas s’effondrer et prendre le temps de se repérer. Le mot qu’il avait entendu presque toute la soirée lui tournait dans l’esprit comme une mélodie sans fin. Virer. Il venait d’être virer, et afin d’oublier ce malheureux évènement, il avait bu.
Trop.
Il buvait toujours beaucoup. Sa femme le lui reprochait d’ailleurs souvent mais qu’importe. Il fallait qu’il oublie, qu’il se noie. Et ce soir là, il avait largement dépassé ses limites.
Il n’était pas le premier à sombrer, et sûrement par le dernier. On parlait souvent de ces hommes aux chômages, leurs histoires étaient toutes identiques et se résumaient en trois mots : chômage-divorce-suicide. À présent, George était entré dans cette spirale, il le savait et le divorce semblait peser lourdement au-dessus de sa tête telle l’épée de Damoclès. Il était conscient de sa présence et redoutait le moment où cette dernière s’abattrait, brisant un peu plus sa vie.
Il avait décidément tout foiré…
Plus jeune, il rêvait de devenir écrivain. Il semblait bien partit, il avait un talent certain. « Arrête de rêver George ». Il avait obéit.
À seize ans, il aspirait à devenir scientifique. Un célèbre scientifique, qui ferait bouger le monde et qui, grâce à son intelligence, sauverait des vies en créant de nouveaux vaccins. Il était fort en mathématique, il aimait la science et aurait put aisément réussir son parcours. « Arrête de rêver George ». Il avait obéit.
À 21 ans, il achevait ses études et devenait ouvrier à temps plein dans une usine de textile, travailleur parmi 50 autres promis aux même destins. Il ne rêvait plus, il n’en avait plus le temps, plus l’envie.
Trier des chaussettes noires et des chaussettes blanches n’étaient pas une tâche compliquée, alors pourquoi était-il viré !? Pourquoi lui ?
Il soupira et s’envoya une nouvelle rasade de bière. Imbibé d’alcool, il n’avait plus les yeux en face des trous et la tête lui tournait. Il allait devoir appelé sa femme, lui mentir, accepter ses insultes bien senties, puis elle se calmerait, et une fois chez lui la dispute reprendrait. Le lendemain elle serait partie, le laissant seul avec sa haine, ses problèmes et son malheur. Oui, il voyait la suite se dérouler devant ses yeux comme une pellicule de film et à chaque minute, il se détestait un peu plus. Lui, mais aussi la société et tous ces gens qui avaient réussi. Eux, au moins, avaient fait preuve d’audace. Ils avaient fait grandir leurs rêves, y avaient cru. Alors que lui s’acharnait à les oublier… « Arrête de rêver George »…il avait obéit.
Une ombre devant lui le fit soudain cligner des yeux. Il tenta de la chasser d’un geste vague de la main mais en vain.
Tu n’es qu’un idiot George ! Cria une voix. Tu croyais vraiment que tu pourrais réussir ? Sans rêve ? Sans but à poursuivre ?
« - Ta gueule. » Grommela-t-il.
Il s’apprêtait à reprendre une gorgée de bière lorsque la voix retentit à nouveau.
Tu penses que ce n’est pas de ta faute si tu as échoué ? C’est de la faute des autres, hein ? Et bien non ! Tu as tout raté en abandonnant tes rêves…
« - Tais-toi bon sang ! »
Il se boucha les oreilles. Mais c’était dans son esprit que retentissait la voix, quoiqu’il fasse, il l’entendait toujours :
Tu es tombé dans la routine, tu es devenu quelqu’un d’inintéressant, de pathétique. Tu t'es contenté de flotter alors que tu aurais pu nager. Tu avais tout pour réussir et tu as préféré te tourner vers le chemin le plus insipide, impersonnel. Tu avais des rêves que tu aurais pu réaliser, pourquoi les as-tu abandonnés ?! Tu avais le choix, George !…tu aurais pu être un autre…
La voix l’énervait, lui faisant un peu plus monté l’alcool à la tête. Il divaguait, cette fois c’était sûr, il était devenu complètement saoul.
***
D’accord, il aurait pu être quelqu’un d’autre, il aurait pu réussir, mais cela il le savait déjà ! Il le savait déjà et il l’avait toujours su !
« - Laisser moi !! » Hurla-t-il tandis que la voix reprenait son discours.
Il lança son poing, espérant frapper quelque chose, faire taire l’individu qui l’embêtait tant. Mais il ne cogna que du vide. Car dans la rue il n’y avait personne. Personne, sauf lui. « Je suis fou ! » Pensa-t-il avec horreur. Livide, il tenta d’accélérer l’allure. Il voulut traverser la rue en courant, mais l’alcool lui embrumait l’esprit, il ne parvint qu’à faire quelque pas avant de s’effondrer sur les dalles froides du trottoir.
Fou !!! Il était fou ! Partout il voyait des gens aux visages contrariés, partout autour de lui : son patron, ses amis, sa famille, sa femme. Tous étaient là à lui tourner autour, à lui faire des reproches sur sa vie, sur la façon dont il avait vécu sa pitoyable existence. On lui avait dit d’arrêter de rêver, il n’avait fait qu’obéir !! Pourquoi lui ?! Pourquoi avait il abandonner ses rêves ?! Pourquoi leurs avait-il tourné le dos, alors qu'ils auraient pu le mener si haut ?!
Implorant, gémissant, il se traîna par terre et se releva. Rentrer chez lui, il devait rentrer chez lui et se coucher, il avait trop bu, beaucoup trop…

Catherine se réveilla en sursaut. Devant elle, la télé était encore allumée éclairant faiblement la pièce. Elle s’était endormie, la télécommande en main en oubliant de l’éteindre. Ce n’était pourtant pas la télévision qui l’avait réveillé. Quelqu’un avait sonné à la porte de son appartement.
Marmonnant, ronchonnant, elle regarda l’heure et réalisa qu’il était plus de minuit passé. Celui qui était devant la porte ne pouvait être que son mari. Elle se leva en sentant la colère remonter en elle. Elle se serait arraché les cheveux de la tête lorsque ce dernier l’avait appelé, une heure plus tôt. À présent la femme se sentait prête à exploser.
Elle enfila une robe de chambre et s’approcha de la porte d’entrée. Un à un, Mme Marlwin retira les verrous et, ouvrant la porte en grand, se retrouva face à son mari.
Elle frissonna et lâcha un hoquet de surprise en voyant ce dernier trempé de la tête au pied, l’œil hagard et injecté de sang, les traits crispées, le teint livide.
Elle ouvrit la bouche pour lui dire d’entrer mais soudain, ce dernier recula violemment, les mains en avant comme pour se défendre.
-Ne m'en veux pas... Murmura-t-il avant de se retourner pour s’enfuir dans les couloirs.
-George ?! Cria sa femme tandis qu'elle l’entendait redescendre quatre à quatre les marches des escaliers, n’osant pas le suivre. Elle retourna dans l'appartement, dépitée, une lueur de peur dans le regard, se disant que de toute façon il reviendrait très vite…

Quelque heure plus tard, on retrouvait le corps sans vie de George Marlwin, pendu dans la cage d’escalier de son immeuble.



Snoop · 262 vues · 1 commentaire
Catégories: Coups de Coeur
Aoû272008

Coup de coeur Vidéo!
Voici un gros coup de cœur vidéo : Les huit épisodes de Chad Vader, saison 1. Les réalisateurs de cette série amateur sont deux américains du nom de Aaron Yonda et Matt Sloan.
[...]


Snoop · 139 vues · 1 commentaire
Catégories: Coups de Coeur
Aoû122008

Le Magasin des Suicides

Titre du livre : Le Magasin des Suicides
Auteur : Jean Teulé
Éditeur : Julliard, Paris (France)
Année de publication : 2007
Maison d'édition : Pocket
Nombre de pages : 157
Genre : Roman
Style : Humour noir
Couverture par : Frédéric Poincelet
Résumé : "Vous avez raté votre vie? Avec nous, vous réussirez votre mort!". Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...
Critique personnelle : Après lecture, je dois m'assurer du caractère drôle, absurde et original qu'à pu prendre l'histoire de ce livre. Par contre, la fin s'est passé plutôt rapidement et m'a assez déconcertée. J'aurais préféré que tout reste comme avant, sans blague ! Enfin, une adaptation cinématographique devrait être envisagée considérant le potentiel imaginaire de cet écrit.
Cote finale : 8/10

Snoop · 185 vues · Laisser un commentaire
Catégories: Coups de Coeur
Aoû062008

Les Terres de Fend
La vallée s’était assombrie en ce qui aurait du être un beau jour d’automne.

Une éclipse que personne n’attendait, ou même ne prévoyait, arriva peu à peu cette matinée là. Comme tout phénomène naturel, l’on pensait que ce serait passager. Les vieilles gens y voyaient là un signe du malin, un signe qu’un grand changement allait se produire ; les autres étaient curieux et lançaient de temps à autre un regard intrigué en direction du soleil voilé. Quelques heures passèrent, puis d’autres, et elles s’écoulent toujours depuis ce jour sous la même lumière diffuse des étoiles et de la lune ... La nuit, toujours la nuit. Chacun inversa son horloge biologique, la modifia, puis se résigna. Oh non, personne n’y croyait au début, personne n’osait penser que ... Plus jamais la lumière qui baignait leurs jours depuis leur naissance avait disparue, véritablement.

L’on racontait dans les ruelles mal fréquentées de la ville, mais aussi dans les marchés, dans les maisons, le soir dans des bureaux privés, que le château privé et absolument secret de Neiji s’agitait de plus en plus depuis ce jour funeste. Les mots : « expérience », « mutations », mais aussi « sélection », « étrangers » et « disparitions » apparaissaient dans chaque conversation ... Chaque murmure si habilement dissimulé sous des manteaux relevés ou des écharpes un peu trop remontées. Ces mots à la consonance étrange et futuristes ne furent que pendant très peu de temps pris à la légère. Avec la disparition du soleil, les ressources naturelles se tarissèrent rapidement et l’on couru à la famine. Ce fut en ces temps de misère que les savant, car on ne pouvait que les nommer ainsi, créèrent des serres où fut mis en place une énergie nouvelle : une lumière artificielle. Les rues s'éclairèrent par divers procédé plus ou moins onéreux, afin de ne pas tomber dans une atmosphère macabre et lancinante.

Les disparitions, les avancées technologiques, la disparition du soleil sous ce voile sombre … Le bruit courait que ces phénomènes étaient tous liés, s’étant déclarés en même temps ; mais qui croire ? Qu’inventer de ce qu’on ne savait pas, et supposer sur les bruits qui couraient ? Comment discerner le vrai du faux ? Les oreilles de ces gens là étaient bien trop occupées à de simple conversation énigmatique avec leurs voisins. Bien trop occupés à faire semblant, plutôt qu’à écouter comme il le fallait et où il le fallait. Mais après tout, ce n’était que de simples rumeurs après tout. Qui, une fois de plus, qui aurait pu croire que des fuites étaient venues du château ? Du domaine invisible comme l’on tendait à le nommer. Personne ne connaissait son existence, personne n’aurait été capable de le situer. Il y avait bien les châteaux et domaines des seigneurs de province, de ces petits messieurs officiellement à la botte du Seigneur Noir ; mais pas l’ombre du gigantisme dont on soupçonnait Neiji d’avoir doté en son palais.

Trois ans ont passés.
Trois longues années ou chacun à du profondément modifier son mode de vie, et de penser.
Trois longues années, qui ont vus une large partie d’histoire se révéler aux yeux de tous.
Comment, comment en était on arrivés là ?

Pendant ces trois ans l’on avait vu chacun se transformer, les gens souriant un jour devinrent renfermés le lendemain ... Ces gens qui ne sortaient plus ou si peu craignaient tous pour leur vie, l'insécurité était omniprésente. Si tant soit est qu’elle le fut un jour depuis la domination de Neiji. La vie ne valait plus la peine d’être vécue, et retrouver un pendu ou un suicidé d’une quelconque autre manière au coin de sa rue était devenue monnaie presque courante. Non, rien ne laissait à croire qu’un jour l’on puisse rendre au soleil son éclat, au verre sa brillance, et aux visages l’espoir.
L’aristocratie n’était pas mieux lotie, les coeurs étaient moroses et en alerte, les yeux éteints et les bouches fermées. Les disparitions dont on entendait parler plus bas ne les épargnaient pas, et eux aussi restaient chez eux, entre eux, sans parler et sans vivre.

Et vous ? Qui êtes vous devenus ?





Snoop · 159 vues · Laisser un commentaire
Catégories: Coups de Coeur
Aoû042008

Whispering, la ville des murmures
Et hop! Encore une magnifique et mystérieuse histoire de Forum-RPG.

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Un souffle, un bruit, n’entendez-vous pas les murmures ?
Ce frisson qu vous pénètre, ces rumeurs qui vous harcèlent.
Un cri, un grognement, un râle... Et cette odeur ? Ne la sentez-vous pas ? Elle vous prend soudain, forte et puissante elle ne vous lâche pas.
Ces murmures vous attirent, ces odeurs vous rebutent, le souffre a laissé son empreinte ici vous commencez malgré vous à suffoquer. Vous avancez, prudemment et découvrez un panneau recouvert par des ronces. Vous y lisez péniblement les caractères abîmés par le temps, ils forment un mot : Bringstown. Habitant : 423 0

Bringstown, cela ne vous dit rien ? Pourtant ce fut l’une des villes les plus prospères de son comté jusqu’en 1802.
1802, une année qui marqua la région, et qui fit disparaître Bringstown de tous les registres, ainsi que des cartes. Ce qui s’est passé ? Les rares bibliothèques relatant l’événement parlent d’un incendie d’une ampleur démesurée, qui ravagea la ville durant plusieurs jours. Mais personne ne sait ce que j’ai vu…

Des mineurs s’étaient approchés très près, même trop près d’une nappe de gaz souterraine qui remontait par des conduits naturels. Ils ont d’abord sentit l’odeur, forte et puissante, recouvrir la ville. D’autres explosions dans la mine créèrent des brèches dans le sol. Mais ces explosions embrasèrent la ville instantanément.

Personne n’y survécût.

Depuis, aucun être humain n’est retourné dans cette ville maudite ; la ville des murmures, renommée Whispering, par les habitants du comté voisin. Les rares curieux s’étant aventurés dans ces terres n’en sont jamais revenus, et les plus raisonnables d’entre eux qui n’ont jamais dépassé la limite, parlent des murmures qui s’échappent encore de la ville. De tous les cris, de toutes les plaintes qu’ils ont pu entendre. On parle des âmes des habitants de la ville qui n’ont pas trouvé le repos. Et qui pour on ne sait qu'elles raisons sont prisonnières de cette ville maudites.
Ce qu’ils ne savent pas, je vais vous le dire, c’est que ces cris, attirent, comme un aimant, dans cette ville dévastée, en ruine, tous les êtres damnés de ce monde. A leurs yeux et seulement à leurs yeux, la ville est bien vivante…



La peur est un cri, la terreur un murmure...


Snoop · 182 vues · 3 commentaires
Catégories: Coups de Coeur
Jul262008

Visions Obscures
Je présente aujourd'hui la Fan-Fiction très bien réussi d'un camarade. Pour la lire, cliquez sur le bouton de droite : "Lire la suite". (Vous saviez déjà? ^^)


Snoop · 144 vues · Laisser un commentaire
Catégories: Coups de Coeur
Jul192008

Papa? Pourquoi?
Voilà un texte trouvé sur un skyblog que je trouve très amusant à lire sous un concept original bien qu'il soit répétitif.

- Dis-moi papa, pourquoi je dois me lever tôt le matin ?
- Pour aller a l'école.
- Pourquoi je dois aller a l'école ?
- Pour avoir des diplômes plus tard...
- Pourquoi je dois avoir des diplômes ?
- Pour avoir un travail.
- Pourquoi je devrais travailler ?
- Pour avoir de l'argent.
- Pourquoi je devrais avoir de l'argent ?
- Pour... pour te nourrir.
- Pourquoi je devrais me nourrir ?
- Pour vivre !
- Vivre pour travailler , travailler pour se nourrir, se nourrir pour vivre, vivre pour travailler...
- ...
- Alors dis-moi papa, pourquoi vivre ?

Snoop · 124 vues · 1 commentaire
Catégories: Coups de Coeur
Jul162008

Bambam
Hôpital psychiatrique du Papillon Blanc, 8h09.

Je suis une HL, une hospitalisation libre comme on dit en HP. Dans la pièce qui nous sert de chambre Bambam n'arrête pas d'avancer puis de se cogner contre le mur du fond. Il avance... puis se cogne... avance et se cogne encore. Bambam avait peut-être un nom avant... je ne le connais pas, pas plus que je ne sais ce qui le pousse à se jeter inlassablement sur le même pan de murs. À force de se cogner comme ça il doit l'avoir oublié lui-même. Parfois quand je m'endors au son régulier de ses tentatives, le goût âcre de mes cachets encore en bouche, j'imagine qu'il réussit à faire s'effondrer sa prison et qu'il réussit aussi à trouver ce qu'il recherche. Je ne sais pas ce que Bambam ferait s'il était à nouveau dehors. Peut-être trouverait-il un autre mur ? Je ne sais pas s'il y a une fin à son supplice. Y-en-a-t-il une au mien ? Parfois je lui parle mais il ne me répond jamais. Bambam ne mange que par intraveineuse si on peut encore appeler ça manger et s'il a évité la camisole c'est juste car le personnel trouvait marrant de le regarder se jeter sur son mur et prenait des paris pour savoir quand il tomberait. Bambam heurte son mur comme mes idées se cognent dans ma tête. Nous nous ressemblons et j'aimerais tant le sauver pour me sauver moi-même. Parfois quand je le regarde je vois la futilité de ce que je suis et il m'arrive parfois de faire comme lui. Je cale mon pas sur le sien et moi aussi je vais me cogner contre ce mur. Au début on a de l'appréhension, on sait que ce que l'on fait ne peut nous amener que la douleur, que c'est idiot et futile... oui idiot et futile comme tout ce à quoi on peut penser. Ensuite on a mal et on se reproche d'avoir été stupide... et pourtant... pourtant on recommence. Bambam résume ma vie et parfois moi aussi je me cogne avec lui. La première fois et la seule fois où j'ai vu Bambam pleurer c'est quand je me suis moi-même jetée pour la première fois contre le crépi grisâtre. Il m'a regardé, a secoué la tête comme dans un mauvais rêve trop longtemps maintenu... aussi brumeux et bizarre qu'un cauchemar médicamenteux. Il pleurait en me voyant et il a pleuré en se cognant à son tour. J'ai pleuré avec lui. Ça ne l'a pas guéri comme ça ne m'a pas guéri moi. Le mur reste là, tristement froid avec une tâche de sang séché là où je me suis fendue la lèvre. Je manque encore sans doute d'expérience pour me faire mal sans que ça se voit. J'apprendrai. Un jour peut-être que je serais comme Bambam, aussi froide que la pierre et aussi insensible qu'elle. Peut-être ne se comprend-on vraiment que quand plus personne n'est plus capable de nous comprendre vraiment. Je suis une HL, une hospitalisation libre. J'ai choisi de m'enfermer ici pour m'évader de moi-même. Ici nous sommes tous fous, Bambam le sait. Qu'il est bon d'être enfin parmi les siens.



Écrit par Aubepine

Snoop · 190 vues · 4 commentaires
Catégories: Coups de Coeur
Jun202008

La Zone
Nouveau texte de mise en situation pour le forum RPG dénommé : "La Zone" ! Le voici après correction.
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Nous sommes en 2032, dans la ville de New York. Tout ce que vous avez connue n'a pas disparut, mais a été modifié. Les édifices sont de grandes tours de métal, parfois seulement en verre. Tout est propre. Les voitures ne font plus de fumée, flottantes à près de 20 centimètres du sol. Vous avez l'impression de vivre dans un rêve moderne ? C'est presque ça...Tout a changé, devenu futuriste. Le monde a changé... Et vous ?

Vous êtes orphelin ? Étudiant ? Un rebelle ? Un jeune prodige...

Certains d'entre vous aimeraient que l'on reconnaisse leurs talents. D'autres voudraient disparaître sous terre pour les conneries qu'ils ont fait. Les derniers s'en fiche. Vous avez franchi les limites de l'aventure, épuisés vos parents grâce à vos aptitudes de jeune pirates informatiques où voleurs de magasins ? Vous croyez que vous êtes sauf, que personne n'est au courant de vos folies...

Vous avez tort.

Eux, ils voient tout. Et en ce moment, ce n'est pas un rebelle ordinaire qu'ils voient en vous. Se sont vos capacités à devenir un redoutable agent. Ils ne recherchent que les jeunes ayant un tempérament enflammé, du sang-froid, de la patience et surtout, du talent. Finalement, ils vous trouvent.

Un matin comme ça, vous trouvez un DVD portatif qui vous est adressé. Tout ce qui sort de ce DVD est top secret, seul vous peut être au courant. L'image apparaît, une personne vous parle et vous explique la situation. Lorsque vous avez vu cette vidéo, votre avenir viens de basculer. Au début, on n'y croit pas trop... On croit que c'est un gag mais on se rend vite compte que ce n'était pas une farce. Dans la vidéo, il est clairement dit de ne rien révéler à personne, pas même à vos parents. Après tout, vous êtes doués pour les cachotteries, pas vrai ? La partie commence. Vous devez changer d'établissement scolaire, et pour ce, convaincre vos parents. Ou sinon... faite une fugue. Un agent de Zone vous retrouvera facilement, de toute façon.

Une fois dans cette école, pour le monde extérieur vous n'êtes qu'une académie comme les autres, une académie d'artistes. Même votre maman ne sait pas qui vous êtes véritablement... En réalité, votre véritable identité n'existe plus...

Vous êtes devenu un agent. Bienvenue à Zone.


 


Snoop · 162 vues · 2 commentaires
Catégories: Coups de Coeur
Jun112008

Sharan
Voilà que je présente aujourd'hui mon premier texte coup de cœur trouvé sur Internet. C'est une introduction au forum RPG de Sharan à cette adresse : http://sharan.forumsactifs.com/portal.htm . Je me suis permit de corrigé deux légères fautes.

Terre, an de grâce 2008. Vous vivez paisiblement à proximité de Paris. Tout va bien pour vous, vous faites de belles études ou vous avez un emploi qui vous convient. Et surtout, vous n'êtes pas un Sharan. Non, ces êtres méprisables doués de pouvoirs anormaux, vous les persécutez depuis votre plus tendre enfance. Toutes les semaines, vous en voyez trois ou quatre se faire expédier dans le Gouffre. Cela vous amuse, vous essayez d'imaginer quelles seront leurs réactions lorsqu'ils se réveilleront là-dessous, et surtout... comment ils essayeront de survivre aux Darvas. Ces démons-là, vous ne savez pas comment ils sont. Vous savez juste qu'ils sont redoutables... car jamais aucun Sharan n'est revenu à la Surface.

Un jour, alors que vous passez une journée tout à fait normale, vous vous découvrez un don. Ce qui pouvait vous arriver de pire est arrivé. Vous possédez un pouvoir, et vous êtes devenu Sharan. Vous cachez cette monstrueuse découverte à votre entourage, mais les murs ont des oreilles... et même des yeux. Vous n'auriez jamais du vous endormir, vous auriez du fuir à l'autre bout du monde...

Vous rouvrez les yeux dans un endroit sombre. Vous voulez tendre votre main pour attraper votre réveil, mais vous ne pouvez pas bouger, et il n'y a pas de réveil. Pas de lit non plus, d'ailleurs. Votre corps trempé et solidement ligoté racle la surface dure et glissante de la pierre humide. L'air est lourd. Et là, vous comprenez. Vous y avez été envoyé à votre tour. Vous êtes dans le Gouffre. Vous n'êtes plus qu'une proie.

Bienvenue en Enfer.

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Snoop · 132 vues · 0 commentaires
Catégories: Coups de Coeur

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