Déjà arrive la nuit
que dès lors l'horloge sonne minuit
Déjà je me dirige vers mon lit
que dès lors je ne sens plus mon esprit
Déjà je suis en train de m'endormir
que dès lors je me sens partir
Déjà mon âme est en train de sortir
que dès lors je me sens mourir.
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Affichage des articles appartenant à la catégorie: Poétique
Distillant mille verbes qui nous laissaient pantois
Il a cessé de rire, a fait taire sa voix
Ses mots devenus blêmes d'avoir perdu la foi
Il rêvait de voyages, de rencontres, de partages
Faisant de ses ailleurs de merveilleux rivages
Mais son cœur s'est éteint aux abords de tes plages
Ne laissant que silence et pauvres vers en cage
Le triste rimailleur a égaré sa muse
Et ses rimes fécondes enfermées et recluses
Privées d'inspirations qui a lui se refusent
N'ont plus de résonance et se sentent intruses
Tant de mots appauvris par le poids d'une absence
Imposant sans délai période d'abstinence
Les relents languissants d'une perte d'audience
D'une plume agonisante soudain sans appétence
Sans passion l'écriture n'a plus de raison d'être
Dénuée d'émotions, ses lettres s'enchevêtrent
En un magma diffus de nature bien piètre
Dont le pouls ne bat plus au rythme du tensiomètre...
Et je sens que c’est la fin
Je cherche dans le noir une porte à ouvrir
Mes forces m’abandonnent dans un dernier soupir
Les images du passé défilent,
Les sourires, les pleurs, cette vie si futile.
Qu’est qui pourrait bien me retenir
Dans ce monde où je n’ai pas d’avenir
C’est drôle, comme les choses autrefois essentielles
Apparaissent maintenant si superficielles
Je savourais le bonheur
Loin du mal et de ces rumeurs
A présent, j’attends la mort comme délivrance
La grande faucheuse comme délicieuse sentence
Et j’ai peur, j’ai peur de l’oubli
Et je sens que monte en moi l’hypocondrie
L’angoisse m’entoure de toute part
Et mes pleurs se font rares
Pourquoi verser encore des larmes
Face à ce mal qui ne redoute aucune arme
Tout défile à une vitesse vertigineuse
Pas de prêtre, ni de pleureuses
Juste moi face au néant
Qui va m’engloutir définitivement
Mon corps astral s’envole enfin libéré
De cette enveloppe charnelle emprisonnée
Des tenailles de l’amour toutes ces années
Il s’en va en quête de sérénité
L’être las se détache des ombres
Libéré des chaînes d’une vie trop sombre
Sans souffrance, il s’éteint lentement
Dans une mort au silence arrogant.
Je
m'enferme au creux d'un idéal songe...
Mais bien vite me
rattrape la triste réalité...
Et toutes ces déceptions ne font que m'enfoncer...
Larmes sur mes joues doucement coulent...
Et chaque goutte qui hors de moi se glisse...
Est comme un doux rêve qui se brise...
Qui peut comprendre cette lancinante peine…?
Qui peut accumuler ainsi tant de désespoir…?
Dégout de moi-même, de la vie...
Qui pourrait entendre cette douleur incessante?
Qui pourrait alléger cette terrible souffrance?
Et dans ce foutu monde ou tout n'est qu'apparence...
Je côtoie chaque jour la plus grande indifférence...
Les gens tout autour de moi croient me connaître...
Mais ils ne voient de moi que ce que je laisse
paraître...
Et chaque pas que je laisse, lentement s'efface...
Ombre, je sombre, sans bruit m'enfuie, et passe...
Par Akismye
Dans le forum Plume d'Écrivain
_____________________________
Les mot se terrent
dans des aide-mémoire
de papier et de chair
Aléas à fleur de parchemin
Du dard de sa plume
la Muse avive la parole
Le sens colore le manque
Sa lumière séduit des traînées de silence
Vivre réfuté
reclu dans les profondeurs des jours mauvais
traverser silencieux
le chaos des saisons éthyliques
le cœur furieux, l'esprit blessé;
devenir une absence
une présence morte
une fidèle trahison,
un aimable mensonge.
A travers les pâles cités,
Le Malheur rôde, il nous épie,
Prés de nos seuils épouvantés.
Alors il demande sa proie ;
La jeunesse, au sein de la joie,
L'entend, soupire et se flétrit ;
Comme au temps où la feuille tombe,
Le vieillard descend dans la tombe,
Privé du feu qui le nourrit.
Où fuir ? Sur le seuil de ma porte
Le Malheur, un jour, s'est assis ;
Et depuis ce jour je l'emporte
À travers mes jours obscurcis.
Au soleil et dans les ténèbres,
En tous lieux ses ailes funèbres
Me couvrent comme un noir manteau ;
De mes douleurs ses bras avides
M'enlacent ; et ses mains livides
Sur mon cœur tiennent le couteau.
J'ai jeté ma vie aux délices,
Je souris à la volupté ;
Et les insensés, mes complices
Admirent ma félicité.
Moi-même, crédule à ma joie,
J'enivre mon cœur, je me noie
Aux torrents d'un riant orgueil ;
Mais le Malheur devant ma face
A passé : le rire s'efface,
Et mon front a repris son deuil.
En vain je redemande aux fêtes
Leurs premiers éblouissements,
De mon cœur les molles défaites
Et les vagues enchantements :
Le spectre se mêle à la danse ;
Retombant avec la cadence,
Il tache le sol de ses pleurs,
Et de mes yeux trompant l'attente,
Passe sa tête dégoûtante
Parmi des fronts ornés de fleurs.
Il me parle dans le silence,
Et mes nuits entendent sa voix ;
Dans les arbres il se balance
Quand je cherche la paix des bois.
Près de mon oreille il soupire;
On dirait qu'un mortel expire :
Mon cœur se serre épouvanté.
Vers les astres mon œil se lève,
Mais il y voit pendre le glaive
De l'antique fatalité.
Sur mes mains ma tête penchée
Croit trouver l'innocent sommeil.
Mais, hélas ! Elle m'est cachée,
Sa fleur au calice vermeil.
Pour toujours elle m'est ravie,
La douce absence de la vie ;
Ce bain qui rafraîchit les jours ;
Cette mort de l'âme affligée,
Chaque nuit a tous partagée,
Le sommeil m'a fui pour toujours
Ah ! Puisqu’une éternelle veille
Brûle mes yeux toujours ouverts,
Viens, ô Gloire ! Ai-je dit ; réveille
Ma sombre vie au bruit des vers.
Fais qu'au moins mon pied périssable
Laisse une empreinte sur le sable.
La Gloire a dit : "Fils de douleur,
"Où veux-tu que je te conduise ?
"Tremble ; si je t'immortalise,
"J'immortalise le Malheur."
Malheur ! Oh ! Quel jour favorable
De ta rage sera vainqueur ?
Quelle main forte et secourable
Pourra t'arracher de mon cœur,
Et dans cette fournaise ardente,
Pour moi noblement imprudente,
N'hésitant pas à se plonger,
Osera chercher dans la flamme,
Avec force y saisir mon âme,
Et l'emporter loin du danger ?
Alfred de Vigny (1997-1863)
(Recueil : Poèmes antiques et modernes)
Ni de mourir ni de vivre
Je cherche un sens à ma vie,
Je cherche une raison de survivre.
Pourquoi dois-je insisté?
Pourquoi je dois m'acharner?
Sur une vie ratée... Un avenir gribouillé...
Vous aussi je pense, Que vous voulez mon bien...?
Alors laissez-moi faire mon chemin!
Je veux voir cette lumière blanche,
Au bout du chemin...
Prendre ma revanche
Sur cette "vie" et être tranquille enfin.
horreurgotik
Un ange s'est levé
Ce gouffre c'était toi
Cet ange une part de moi
Tuée
Tu n'étais qu'un poison
Je ne crois plus en ce monde
Je ne compte plus les étoiles
Je ne respire plus
Je meure...
sangsgothiques
Voilà que je présente les deux premiers :
Ma vie, mon errance
Quand est-il de ma vie?
Ce n'est qu'une histoire sombre
Issue de la pénombre
Un passage sur terre maudite
Où joie et bonheur ne sont qu'illusions
Là pour ne pas perdre la raison
Ces mots accompagnent le néant
Dans un monde repoussant
Les histoires d'amours
Les plus grandes utopies
Un leurre pour rendre nos vies
Moins tristes mais sans recourt
Mon devoir est de mettre fin
À cette errance
Que l'on appelle existence
Je ne verrais pas le jour se lever demain
Ma vie se termine là
Comme elle commença
Triste et sans espoir
Seul et dans le noir.
Une rose sur ta tombe
[...]
Une fleur à la main
Une rose rouge sang
Pour embellir ta fin
Pour arrêter le temps
Une rose que je pose sur ta sépulture
Un dernier au revoir
Ne pas pleurer devient trop dure
Une larme coule dans le noir
Je regarde une dernière fois ton tombeau
Imaginant encore ton visage
Pensant qu’il était trop tôt
Pour toi, de commencer ce voyage
Mais maintenant tout est fini
Je traverse une dernière fois le cimetière
Lançant un ultime regard à ta vie
Marchant la tête pleine de prières
Que ça aller changer
Que la vie allais me sourire
Que je ne penserai plus à mourir
Mourir pour en finir
Ou tout recommencer
Pour ne jamais plus souffrir
Cesser d'exister pour cesser les pleurs
Pour ne plus avoir froid ni peur
Ne plus subir cet enfer
Ni attendre de mes prières
Une réponse qui ne viendra pas
Car j'ai trop souffert
Pour garder la foi...
Encore et toujours sourire
Au fond une faille ouverte
Existence imparfaite
Quand le verbe souffrir
Se conjugue à tous les temps
Quand cette envie de fuir
Vous ronge à chaque instant
Les liens de votre raison
Enchaînent mon cœur
Refoulent la passion
La folie qui nous traîne
De quel droit
Me jugez- vous
Encore une fois
Ce besoin de respirer de crier
D'insouciance de liberté
Ouvrez les yeux, regardez
Vous vous enterrez
Dans votre présent
Dans votre sérieux
Je ne veux pas de ça
Oubliez, lâchez-moi
Laisse-moi vivre, danser
Rire et pleurer
Être moi
Être comme ça
Écrire, aimer
Partir, oublier
Écouter...
Écoutez-moi...
Suis-je pour toujours condamnée
À souffrir et être blessé ?
Mon parcours n'a rien de fini,
Après la mort la vie
C'est ce que je viens à penser
À force de pleurer
Et d'être ainsi meurtri.
Je vais encore essayer
De surmonter ma douleur
En attendant que la Mort
Vienne atténuer ma peur
En emportant mon âme
Loin du malheur
Et de ses meurtrières flammes...
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