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Oct122008

Phrase du jour (45)
Le silence est un art, apprenez à vous en servir.

Snoop · 318 vues · 5 commentaires
Catégories: Phrases du jour
Oct102008

À quoi ça sert d'écrire des vers?
Alors voici présent un texte, que j'apprécierais plus de voir sous forme de chanson que de poème écrit.

Source : Ici

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À quoi ça sert d’écrire des vers


Je suis ridicule avec mes rêves vains
De rêver d’être un des grands écrivains
Ou de rêver d’être une grande poétesse
Alors que mon n’a que la tristesse
Pour cet univers sombre des hommes
À quoi vont-ils servir mes poèmes?
Ou parler dans mes livres des histoires
D’un monde éphémère et dérisoire


À quoi ça sert d’écrire des vers?
Puisque ils ne chantent qu’un triste air
Mes vers trottent dans un bruit cassé
Comme un cheval affaiblit et lassé
Mes vers exhalent des soupirs lents
Telle une mère devant l’agonie de son enfant
Mes vers lancent des malheureux cris
Tels des oiseaux sauvages dans un ciel gris


Les gens préfèrent tout oublier
Les injustices des cruels négriers
Les pleurs des veuves et des orphelins
La faim de ceux qui n’ont pas de pain
Le sang de ceux qui sont morts
Coulé par ceux qui n’ont aucun remord
Et qui sèment encore dans les cœurs
Le grand désespoir et la peur


Oui, je suis bien ridicule et vaine
De chanter les grandes peines
Que les hommes veulent taire
Il vaut mieux d’étouffer mes vers
Il vaut mieux de n’écrire aucune parole
Puisque je n’ai aucune histoire drôle
À quoi ça sert alors mes vers?
Il vaut mieux de les faire taire


Oui je suis tout à fait ridicule et vaine
En croyant d’avoir des pensées saines
Et de vouloir que le monde soit sage
Mais il n’est ni sage si sauvage
Le monde est tout simplement barbare
Les seuls beaux dessins sont dans l’art
Et le reste n’est que larmes et pleurs
Pourquoi alors rêver d’un monde meilleur?


Oui, je continue à être ridicule et vaine
De parler encore des grandes peines
Des hommes qui sont toujours en danger
Alors que mes vers ne peuvent rien changer
Mes vers viennent toujours en retard
Quand un homme meurt quelque part
À quoi ça sert alors d’écrire mes vers?
Il vaut mieux de les faire taire…



Snoop · 406 vues · 5 commentaires
Catégories: Coups de Coeur
Oct082008

Phrase du jour (44)

Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté...

         ...doit commencer par leur garantir l'existence.

[Léon Blum]


Snoop · 304 vues · 1 commentaire
Catégories: Phrases du jour
Oct062008

Une Ombre Fidèle

A mon âme défendante, je suis ombre
Fidèle, soumise, obéissante
N'ayant que contours sombres
Comme ma vie pourrissante.
Parfois multiples par mes nombreuses lumières
Je suis le mouvement de toutes
Dans une éternelle prière
D'enfin prendre une autre route.
Sans décision propre à mon envie
Fantôme condamné à copier
Opinions ou actions, subies
Pour une éternelle éternité.
Me reste-t-il un recoin caché, perdu
A retrouver, quête utopique
Aux multiples sentiers trop ardus
Pour devenir mon soleil mythique.
Abandonner l'ombre enchaînante
S'élancer sur la liberté
Danse survoltée, entraînante

Et enfin exister.


 

Auteur inconnu.

Snoop · 304 vues · 3 commentaires
Oct042008

Phrase du jour (43)
Le temps prend tout, qu’on le veuille ou non, le temps prend tout. Le temps emporte tout et à la fin, il n’y a que l’obscurité. Parfois, on trouve d’autre personne dans cette obscurité et parfois, c’est là qu’on les perd à nouveau.
STEPHEN KING


Snoop · 274 vues · 1 commentaire
Catégories: Phrases du jour
Oct022008

Sommeil
SOMMEIL

Déjà arrive la nuit
que dès lors l'horloge sonne minuit

Déjà je me dirige vers mon lit
que dès lors je ne sens plus mon esprit

Déjà je suis en train de m'endormir
que dès lors je me sens partir

Déjà mon âme est en train de sortir
que dès lors je me sens mourir.


Snoop · 312 vues · 3 commentaires
Catégories: Poétique
Sep302008

Phrase du jour (42)
L'être humain s'est toujours contenté de tuer le temps....en attendant que le temps le tue.

Happy Cheerful

Snoop · 239 vues · 1 commentaire
Catégories: Phrases du jour
Sep282008

La mort du poète
Où est passé le poète qui sommeillait en toi
Distillant mille verbes qui nous laissaient pantois
Il a cessé de rire, a fait taire sa voix
Ses mots devenus blêmes d'avoir perdu la foi

Il rêvait de voyages, de rencontres, de partages
Faisant de ses ailleurs de merveilleux rivages
Mais son cœur s'est éteint aux abords de tes plages
Ne laissant que silence et pauvres vers en cage

Le triste rimailleur a égaré sa muse
Et ses rimes fécondes enfermées et recluses
Privées d'inspirations qui a lui se refusent
N'ont plus de résonance et se sentent intruses

Tant de mots appauvris par le poids d'une absence
Imposant sans délai période d'abstinence
Les relents languissants d'une perte d'audience
D'une plume agonisante soudain sans appétence

Sans passion l'écriture n'a plus de raison d'être
Dénuée d'émotions, ses lettres s'enchevêtrent
En un magma diffus de nature bien piètre
Dont le pouls ne bat plus au rythme du tensiomètre...

http://fripou.sosblog.fr


Snoop · 259 vues · 3 commentaires
Catégories: Poétique
Sep252008

La Mort
Brusquement, autour de moi, tout s’est éteint
Et je sens que c’est la fin
Je cherche dans le noir une porte à ouvrir
Mes forces m’abandonnent dans un dernier soupir
Les images du passé défilent,
Les sourires, les pleurs, cette vie si futile.
Qu’est qui pourrait bien me retenir
Dans ce monde où je n’ai pas d’avenir
C’est drôle, comme les choses autrefois essentielles
Apparaissent maintenant si superficielles
Je savourais le bonheur
Loin du mal et de ces rumeurs
A présent, j’attends la mort comme délivrance
La grande faucheuse comme délicieuse sentence
Et j’ai peur, j’ai peur de l’oubli
Et je sens que monte en moi l’hypocondrie
L’angoisse m’entoure de toute part
Et mes pleurs se font rares
Pourquoi verser encore des larmes
Face à ce mal qui ne redoute aucune arme
Tout défile à une vitesse vertigineuse
Pas de prêtre, ni de pleureuses
Juste moi face au néant
Qui va m’engloutir définitivement
Mon corps astral s’envole enfin libéré
De cette enveloppe charnelle emprisonnée
Des tenailles de l’amour toutes ces années
Il s’en va en quête de sérénité
L’être las se détache des ombres
Libéré des chaînes d’une vie trop sombre
Sans souffrance, il s’éteint lentement
Dans une mort au silence arrogant.


Snoop · 294 vues · 2 commentaires
Catégories: Poétique
Sep222008

Phrase du jour (41)
La magie vous fait voyager, mes frères.


Snoop · 334 vues · 3 commentaires
Catégories: Phrases du jour
Sep212008

Sammy
Sammy se terrait sous ses couvertures, dans le noir des combles sous la toiture. Il entendait parfaitement les bruits qui venaient d'en bas, des respirations sifflantes, des glissements visqueux, parfois une toux catarrhale. L'intrusion des monstres s'était raréfiée mais restait régulière. Le petit garçon savait ce qu'il cherchait : à manger. Et la seule nourriture qui leur convenait était la chair vivante. Il se savait en sécurité. L'odeur putride qui régnait dans tout le complexe commercial empêchait leur flair surdéveloppé de le repérer. Lui, il s'y était habitué. Cela faisait cinq mois qu'il avait élu domicile dans le supermarché. A l'époque, il était avec son frère aîné et il le suivait avec une confiance absolue. Mais il était mort peu après. Il était tout seul maintenant et ne savait pas quoi faire.

Lorsque les mouvements eurent disparus depuis une bonne heure, il se résout à sortir de sa cachette. Il n'osa pas allumer de lumière. Peut-être que les choses se trouvaient encore tout près. Il allait rester dans le noir pour le reste de la journée et ne sortirait pas. Un casque sur les oreilles, il enclencha le petit baladeur à piles qui diffusa une première chanson très à la mode avant que le monde change. Son cœur battait encore la chamade mais doucement il se calma et il sortit une vieille photo de la poche de son jean. Il essaya d'en distinguer les traits mais l'obscurité ambiante rendait la tâche impossible. Avec un haussement d'épaules, il la rangea. De toute façon, il la connaissait par cœur et il n'avait pas besoin de la regarder pour s'en rappeler les moindres détails. Une belle journée ensoleillée avec quelques nuages qui venaient jouer les troubles-fêtes. Le jardin derrière la maison avec ses arbustes et ses jolies fleurs entretenues avec soin. Sur une balançoire, une petite fille blonde riait aux éclats. Sa petite sœur, Emily. Elle avait été la première de la famille a y passer, la première qu'il ait vu souffrir de la maladie. Elle avait cinq ans et on avait d'abord cru à une forte grippe. Mais très vite, les symptômes s'étaient aggravés. D'abord une toux violente qui la laissait à moitié exsangue, puis sa température avait grimpé et elle avait commencé à délirer. Sammy ne savait pas ce qui était arrivé ensuite parce que Papa et Maman ne l'avait plus laissé entrer dans la chambre. Il se doutait que c'était grave parce qu'ils avaient toujours les yeux rouges et son frère aussi. Puis, trois jours après le début de l'affection, on lui avait appris qu'Emily avait rejoint les anges. Il n'était pas bête, il savait qu'elle était morte. Ses parents lui avait donné la photo et il l'avait gardée avec lui. C'était la seule qu'il possédât et il y accordait beaucoup d'importance.

Plongé dans ses pensées moroses, il finit par s'endormir, bercé par la musique. Il ne se reposait jamais très longtemps. Même dans son sommeil, il restait sur le qui-vive, s'attendant à tout moment à une nouvelle invasion des choses à moitié mortes, et il se réveillait souvent en sursaut à l'affût d'un bruit suspect.



Aujourd'hui, il devait descendre au rez-de-chaussée refaire le plein de provisions. Sans aucune envie de partir en expédition, il introduisit l'échelle dans le trou du plafond et descendit aussi silencieusement que possible. Au sol, il se tendit pour repérer un éventuel danger. Une dizaine de secondes plus tard, un peu rassuré, il se mit en marche vers la partie alimentation. Sans leur prêter attention, il laissa les frigo et autres congélateurs sur sa droite. Toute la nourriture qu'ils contenaient avaient atteint un stade de putréfaction avancé. Les rayons qui l'intéressaient se trouvaient plus loin. Il évita aussi de poser les yeux sur les cadavres qui jonchaient le sol par endroit. Peu nombreux, à son grand soulagement, ils offraient une vue révulsante qu'il ne supportait pas. Plusieurs fois, il avait vomi et puis il avait décidé de les éviter autant que possible.

Arrivé au niveau des conserves, il fit son choix. Des légumes, des viandes en boîte qu'il n'aimait absolument pas, des fruits qui faisaient office de dessert. Le choix restait large. Le magasin avait été peu pillé et au début, avec son frère Laurent, il s'était surtout empiffré de bonbons et autres biscuits. Mais après, quand il s'était retrouvé seul, il s'était rappelé que maman disait toujours de manger de tout. C'était la dernière chose qu'il pouvait faire en son souvenir et il s'y appliquait. Bien sûr, il était trop tard pour consommer de la nourriture fraîche et il avait dû se rabattre sur des aliments conditionnés, des céréales et quelques plats sous vide.

Avec une première cargaison de victuailles, il refit le chemin en sens inverse pour vider son sac dans sa tanière. Plusieurs trajets étaient nécessaires pour remplir sa réserve. Il ne voulait pas utiliser les caddies trop bruyants mais il n'était pas bien costaud. Ce n'est pas qu'il était malingre, mais il n'avait qu'un peu plus de huit ans et les conserves ça pesait lourd. C'est ainsi qu'il recommençait un nouveau périple pour se fournir en boissons, des limonades uniquement. Le rayonnage se vidait doucement et il savait qu'il devrait bientôt passer aux eaux, pétillantes ou plates, mais ça ne le tracassait pas trop, toutes sortes de sirop lui permettraient d'en varier les goûts.

Son dernier voyage était, en général, plus ludique. Il se chargeait de livres, de piles pour ses consoles portables ou de jeux auxquels il ne s'intéressait pas longtemps. A part les puzzles, ce n'était pas amusant de jouer tout seul. Parfois, il se prenait des vêtements. Mais, pour cette fois, il n'eut pas besoin de s'imposer cette corvée, il s'était procuré des pulls et des chaussettes chaudes lors de sa précédente descente. L'hiver pointait le bout de son nez et dans la région, les températures pouvaient descendre assez bas. Maman exigeait toujours qu'il soit bien couvert.



Rentré dans son abri, il rangea ses emplettes et entama un énième puzzle qui le lassa bien vite. Des coups de déprime l'assaillaient de plus en plus et le plongeait dans le passé. Des images de sa vie d'avant, heureuse et insouciante ou des flashs des drames et horreurs qui l'avaient suivie pénétraient son esprit sans lui demander la permission.



Maman avait été la deuxième. Mais ce ne fut pas comme pour Emily. Elle montra les même symptômes mais elle ne mourut pas de suite. Cinq jours après avoir déclaré la maladie, elle prit la fuite de la maison. Elle avait perdu la raison, même Sammy s'en était rendu compte. Elle bavait et grognait en essayant de mordre les mains qui voulaient la soigner. Sa peau s'était couverte d'ecchymoses, d'abord bleutées puis virant au noir. Lorsqu'elle avait disparu, une desquamation importante avait remplacé les premières meurtrissures et ses cheveux commençaient à tomber par touffes épaisses. Sammy avait été soulagé de ne pas voir la suite. Il pleurait sa maman mais elle lui faisait peur et il préférait qu'elle soit partie ; même s'il ne l'avoua à personne.

Pourtant, il l'avait revue. Deux mois plus tôt, il était en expédition dans le magasin et il était tombé nez à nez avec trois monstres. Maman en faisait partie. Il avait hésité, partagé entre l'envie de lui sauter dans les bras et le dégoût qu'elle lui inspirait. Ca n'avait tenu qu'à un fil qu'il y passe. Figé sur place, il avait laissé maman s'approcher. C'est quand elle avait ouvert une bouche écumante et pestilentielle qu'il s'était ressaisi. Il avait couru comme un fou ayant toutes les forces de l'enfer à ses trousses, ce qui était un peu le cas, les entraînant au gré des rayonnages dans des slaloms effrénés, tentant de les semer par des virages rapides. Il avait fini par rejoindre son coin protégé mais il les avait entendu longtemps avant qu'ils ne se lassent. Leur intelligence fortement amoindrie, au contraire, étonnamment, de leurs capacités physique leur faisait rapidement oublier ce qu'ils étaient en train de faire.



C'était l'heure de manger. Sammy ne le faisait avec aucun appétit, agissant par habitude et discipline. A part les sucreries, rien n'avait vraiment bon goût. Quand Laurent était avec lui, il pouvait cuire la nourriture mais lui-même était incapable d'allumer le petit réchaud à gaz de camping et il avait depuis longtemps abandonné l'idée d'y arriver. L'objet était, maintenant, remisé dans un coin des combles et il devait se contenter d'aliments froids. Il remonta la manivelle de sa lanterne pour faire de la lumière. C'était encore son frère qui avait eu cette idée, ça évitait d'avoir besoin de piles et l'éclairage ne viendrait pas à manquer. Sammy avait beaucoup appris de son aîné durant le mois qu'ils avaient passé ensemble, avant sa mort, c'est peut-être pour ça qu'il s'en sortait.

Lorsqu'il fut rassasié, il prit un livre et se plongea dans les aventures d'un petit garçon qui devait affronter une horde de dragons pour sauver son monde. Il sourit aux situations fantastiques qui parsemaient l'histoire retrouvant, pour un temps, l'insouciance d'avant la catastrophe.

Au fond, son existence pouvait être aussi moche que possible, la vie continuait. Malgré la mort qui rodait dehors, malgré la solitude. Le gamin le savait.


Blog de l'auteur



Snoop · 227 vues · 3 commentaires
Catégories: Coups de Coeur
Sep192008

Phrase du jour (40)

Le véritable maître de la Mort...

...n'est pas celui qui sait l'éviter...




...mais celui qui, le moment venu...

...l'accueille à bras ouvert, lui prend la main et part avec elle.


Lien


Snoop · 253 vues · 1 commentaire
Catégories: Phrases du jour
Sep172008

Les apparances douloureuses...



Je m'enferme au creux d'un idéal songe...

Mais bien vite me rattrape la triste réalité...

Et toutes ces déceptions ne font que m'enfoncer...

Larmes sur mes joues doucement coulent...

Et chaque goutte qui hors de moi se glisse...

Est comme un doux rêve qui se brise...

Qui peut comprendre cette lancinante peine…?

Qui peut accumuler ainsi tant de désespoir…?

Dégout de moi-même, de la vie...

Qui pourrait entendre cette douleur incessante?

Qui pourrait alléger cette terrible souffrance?

Et dans ce foutu monde ou tout n'est qu'apparence...

Je côtoie chaque jour la plus grande indifférence...


Les gens tout autour de moi croient me connaître...

Mais ils ne voient de moi que ce que je laisse paraître...

Et chaque pas que je laisse, lentement s'efface...

Ombre, je sombre, sans bruit m'enfuie, et passe...


Par Akismye
Dans le forum Plume d'Écrivain


Snoop · 342 vues · 6 commentaires
Catégories: Poétique

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